Niveau 1 — Références indispensables
NIETZSCHE, Friedrich. La Généalogie de la morale. Leipzig : C. G. Naumann, 1887.
Contrepoint radical. Nietzsche oblige à interroger l’origine de nos valeurs, le ressentiment, la volonté de puissance et le soupçon porté sur la morale.
FOUCAULT, Michel. Surveiller et punir : naissance de la prison. Paris : Gallimard, 1975.
Référence majeure pour penser discipline, surveillance, corps, institution, normalisation et pouvoir diffus. Il oblige à ne pas penser le pouvoir seulement comme ordre visible venu d’en haut.
FEUERBACH, Ludwig. L’Essence du christianisme. Leipzig : Otto Wigand, 1841.
Critique majeure de la religion comme projection humaine. Feuerbach oblige à demander : quand parlons-nous vraiment de Dieu, et quand parlons-nous de nous-mêmes sous le nom de Dieu ?
MARX, Karl. “Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel. Introduction”, 1843.
Texte célèbre sur religion, aliénation, critique sociale et émancipation. À lire comme contrepoint sérieux sur la souffrance sociale et les formes historiques de domination.
FANON, Frantz. Les Damnés de la terre. Paris : Maspero, 1961.
Texte difficile et conflictuel sur domination coloniale, violence, déshumanisation et libération. Il oblige le parcours à ne pas réduire la question de l’autorité injuste à une simple mauvaise gestion.
GANDHI, Mohandas K. Hind Swaraj. 1909.
Texte court, polémique, critique de la modernité technique et politique, articulant vérité, non-violence, maîtrise de soi et civilisation. Il sert de contrepoint non occidental.
RAWLS, John. Théorie de la justice. Cambridge : Harvard University Press, 1971.
Référence majeure du libéralisme politique contemporain. À lire pour justice, équité, voile d’ignorance, institutions et pluralisme.
TOCQUEVILLE, Alexis de. De la démocratie en Amérique. Paris : Gosselin, 1835-1840.
Ouvrage classique sur démocratie, individualisme, associations, égalité, mœurs et dangers de la tyrannie douce. Utile pour penser la place des corps intermédiaires.